Mardi 13 mars 2007
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Dernier week-end aux USA. Dernière excursion. Dernière expérience.
Deux jours en compagnie de l'ami Pab dans une des villes les plus folles du monde :
Las Vegas.
Je me suis donc envolé samedi midi pour le
Nevada, l'état américain le plus déprimant, sauf peut-être pour les serpents et les géologues. En raccourci, le survol de cette contrée se résume au défilement de collines arides et de plaines de sable.
L'arrivée sur Sin City met tout de suite dans le bain : buildings gigantesques et scintillants, multiples plans d'eau et cascades, golf verdoyant ... Ici, on dépense, on consomme et on exploite !
Le dépaysement continue dans l'aéroport avec les dizaines de machines à sous alignés dans tous les halls.
Après s'être retrouvés avec Pab, arrivé en provenance de la glaçante Rost Belt (Baltimore pour être précis), on a réussi à trouver une navette pour se rendre à l'auberge de jeunesse, notre repaire pour la nuit ($9 la nuit, on en est pas encore revenu).
Réception des clés effectuée, on s'est attaqué à la descente de L'avenue de Las Vegas, le
Strip, à pied et en pleine chaleur.
Je vais vous épargner toutes nos expériences de jeu dans les différents casinos, qui aboutiront à un bilan largement négatif pour chacun de nous à la fin de la soirée ...
Par contre, je ne peux pas manquer de vous décrire la faune diverse et insolite qui peuple ces lieux de débauche ; voici les catégories les plus représentées ou les plus significatives :
1) Les
péquenauds américains venus faire une catharsis annuelle et qui se concentrent autour des machines à sous ou des tables de Black Jack les moins onéreuses (comme nous d'ailleurs).
2) Les
touristes asiatiques ou européens venus autant par curiosité que par goût du jeu au casino.
3) Les
accros des machines à sous, reconnaissables à la cigarette et au regard bovin (voir la deuxième photo ci-dessous).
4) Les
jeunes ou moins jeunes pétés de thune et qui sont manifestement là pour exhiber leurs billets verts. Deux exemples - qui nous ont laissés sur le cul - à notre table de Black Jack : un gars de notre âge qui est arrivé avec $1000 à la table, les a misés d'un coup et a tout perdu en 10 secondes sans que cela le perturbe trop ; et un mec avec une Rolex en or incrustée de diamants et une bague valant plusieurs fois le PIB du Liberia à chaque doigt.
5) Ma préférée : les
couples "octogénaire friqué - blonde faite et refaite de 25ans" qui squattent la roulette et le crab's.
Je dois dire qu'on faisait pas trop les malins en rentrant à l'auberge après les déconvenues subies au Bellagio et au Paris. L'espoir du Mirage n'aura été qu'une illusion ...
Après une bonne nuit de récupération et une nouvelle pizza 16" (= 40,64cm de diamètre) avalée à 2 au Circus-Circus, on s'est dirigé vers l'extrémité sud du Strip à la découverte des casinos Caesar's Palace, Luxor, Excalibur, New York et surtout du mythique
MGM Grand.
Cette journée-là aura été plus productive en termes de gain avec notamment une performance exceptionnelle au MGM de la part des deux Frenchies, souvent pris pour des frères aux tables de
Black Jack. Terry Benedict (
cf Ocean's eleven) a failli faire faillite à cause de nous. Plus sérieusement, nos gains ridicules faisaient pâle figure à côté des tables où la mise minimum était à $200 ... Mais notre bonheur simple et candide tirait un sourire d'attendrissement aux croupiers expérimentés.
Encore un truc quand même : Vegas ne serait pas Vegas sans ses chapelles proposant toutes sortes de formules pour se marier rapidement. Le must étant le mariage en "
drive-thru", un peu le MacDo de l'union maritale.
PS : Pab a un ticket avec une croupière du Bellagio prénommée Donna Maria ...